08 mars 2006

Ça chauffe là-haut !


Faut reprendre dans l’ordre… et c'est un peu long.

Tout a commencé début février, quand on est parti au Laos, ou plutôt en République Démocratique Populaire du Lao. La démocratie, c’est pas ça, mais populaire, oui…
Bon, donc deux trois jours de mission pour le boulot, et le reste, vacances familiales. En tout, 10 jours.

Alors on a fait l’expérience du train de nuit, plutôt pas mal. Réveil aux aurores avec une lumière magique et des paysages superbes. Légèrement fatigué, peut-être. Le train s’arrête à quelques kilomètres de la frontière, marquée par le Mékong. Alors on prend un tuk tuk jusqu’au pont de l’amitié, récemment construit pour faciliter les échanges Lao-Thaïs, et jusqu’à récemment, seul pont sur tout le Mékong, de la Chine au Vietnam en passant par la Birmanie, le Laos et le Cambodge. Et comme à chaque fois qu’il s’agit de passer des frontières, on est emmerdé (pas nous plus que d’autres, hein, mais moi, ça me hérisse les poils toutes ces procédures, paperasseries et autres attentes) pour sortir de Thaïlande… Et le poste passé, faut attendre le bus qui fait la navette sur le pont. Et arrivé de l’autre côté, faut recommencer le schmilblick avec les laotiens : demande de visa, paiement du visa, paiement du bus, paiement de l’entrée au Laos…. Et puis faut attendre un tuk tuk qui nous emmènera jusqu’à Vientiane, à 17 kilomètres de là. Finalement, on aura mis 3 heures pour faire les 20 kilomètres entre la gare thaïlandaise et Vientiane… Un peu long.

Alors le Laos ? Ben, c’est un peu comme la Thaïlande, mais en pas pareil… les asiatiques ont une expression pour ça : same same but different. C’est à dire qu’ils sont tout autant bouddhistes, cultivent le riz, ont des tuk tuk, mangent du riz, sont assez souriants, et ont un beau pays. En même temps, il y a beaucoup de différence. La plus immédiatement visible concerne la taille du pays : à peine 6 millions au Laos, et quelques centaines de milliers à Vientiane, la capitale et plus grande ville du pays. Ça change des 10 millions d’habitants de Bangkok. Le pays est aussi un des plus pauvres de la région et de la planète. Il y a encore quelques années, seules quelques voitures circulaient dans la capitale, et le niveau des infrastructures et du pouvoir d’achat n’a rien à voir avec celui du voisin thaïlandais. Et puis les Laotiens sont, comment dire…. Assez relax, en fait. Ils ont une mentalité assez contemplative (cette analyse ressort à la fois de ce qu’on a lu, vu et entendu, même si d’autres interprétations sont valables) qui convient peu à un capitalisme débridé comme en Chine ou plus globalement en Asie Orientale… L’objectif n’est pas de s’enrichir, d’accumuler, de battre son concurrent ou de travailler comme un acharné pour atteindre des objectifs ambitieux, mais plutôt de satisfaire correctement quelques besoins essentiels : manger, boire de la bière, avoir un toit et un peu de terre, une télévision, et du temps devant soi.

Evidemment, tous rêvent certainement d'améliorer l'ordinaire, de pouvoir se soigner ou se déplacer plus facilement, éventuellement d'avoir plus de liberté tout court (mais ça, ils n'en parlent évidemment pas publiquement), et il y a des gens motivés qui souhaitent sortir de cette condition et accéder à d’autres biens ; et comme partout, on trouve aussi des arrivistes, des prétentieux, des ambitieux, des tricheurs, des nouveaux riches qui tiennent absolument à étaler leur richesse (en achetant, cash – le crédit n’existe pas-, des gros 4x4 qui viennent d’arriver sur le marché)… Mais globalement, ce ne sont pas des foudres de guerre :

Proverbe asiatique

Les vietnamiens font pousser le riz,

Les cambodgiens le regardent pousser,

Et les laotiens l’écoutent pousser ;

Les chinois le vendent.

Alors nous, on aime plutôt, cette atmosphère paisible, presque décontractée malgré les difficultés du quotidien. Les seuls moments où ça devient pénible, c’est quand tu attends justement un peu plus de réactivité (exemple type : Maë a faim, on va dans un restau, et son plat mets 40 mn à arriver sur la table, Maë s’énerve). Y’en a à qui ça plait pas du tout, notamment les entreprises implantées sur place (étrangères ou non d’ailleurs), parce que le travail, c’est pour eux un gros problème. Faut dire quand même que :

1- le système éducatif est très très médiocre, les enfants qui vont à l’école n’en retirent pas grand chose, et les étudiants sont mal formés parce qu’ils n’ont pas un certain nombre de base.

2- S’il est si déplorable, ce système éducatif, cela vient notamment du fait que les enseignants sont mal formés (puisque issus de ce même système), et qu’en plus ils sont très mal payés.

3- Plus globalement, les fonctionnaires (et évidemment les employés et ouvriers) sont très mal payés (18 US$ par mois pour un employé, 30 US $ pour un cadre dans la fonction publique. Et ceux qui disent : « s’ils sont payés comme ça, c’est que ça correspond à leur niveau de vie » ont tout faux. Ça suffit pas). Et comme ça suffit pas, la plupart des employés quittent le boulot vers 15-16H pour enchaîner : soit ils ont un bout de jardin qu’ils doivent cultiver, soit ils ont un autre job (traducteur, chauffeur, ..)

4- Comme l’administration ne fonctionne que très mal compte tenu de ces raisons, l’économie fonctionne elle aussi assez mal (avec en plus l’éternel problème de la coexistence entre un système politique verrouillé, centralisé et dictatorial, et un système économique qui se veut plus ouvert). Cela se traduit donc par une faible création d’emploi, peu de consommation, peu d’investissement, donc pas de recette, et pas de moyens pour financer une amélioration du système éducatif (d’autant plus que le FMI, dans sa grande bonté, accepte d’aider le gouvernement, en vérifiant bien qu’il ne dépense pas plus que ce qu’il gagne. C’est louable, hein, comme intention, mais comme il ne gagne pas grand chose, il peut pas faire grand chose).

5- Comme si ces difficultés ne suffisaient pas (vous connaissez le chat qui se mord la queue), s’ajoutent des contraintes pas évidentes à surmonter : le pays est grand, mais peu peuplé (6 millions, une densité de 23 habitants au km², la plus faible d’Asie), ce qui n’incite pas les laotiens ou les voisins à investir pour satisfaire les besoins de la population locale ; il est préférable de monter l’usine au Vietnam ou en Thaïlande, et exporter la production au Laos. Mais là-dessus se greffe le problème géographique : le Laos n’a pas d’accès à la mer, donc tous les approvisionnements doivent se faire par voie terrestre. Or une grosse partie du pays est très montagneuse, ce qui rend, en plus de la qualité souvent mauvaise des infrastructures, les transports difficiles (pas de chemin de fer, routes sinueuses…). A titre d’exemple, envoyer un container de marchandise de Bangkok à Vientiane (800 ou 1000 km) coûte environ 900 $. Envoyer un container de Vientiane à Luang Prabang, à 350 km au Nord, coûte environ 900 $ aussi. Et envoyer un container du Havre à Bangkok coûte… 1200 $ !!!! Bref, les marchandises arrivent chères. Et comme le Laos ne produit pratiquement aucun des intrants (par exemple les fils et le tissu, les machines, …) ou des biens nécessaires à l’industrie locale (palettes de transport, plastique, cartons…), tout doit être acheminé par route, et c’est cher. Quant aux infrastructures de base (école, hôpitaux ou dispensaires,…), il est difficile financièrement et humainement d’en doter tous les villages ; mais les temps de transport sont tels, que les enfants des villages ne pourraient tout simplement pas se rendre à l’école d’un autre village pourtant voisin.

6- Rajouter à ces difficultés les problèmes environnementaux ou sociaux liés à la construction de barrages, à la lutte contre des ethnies minoritaires opposées depuis 30 au parti, obligées de vivre cachées et dans le dénuement total dans les forêts du Nord, ou aux déplacements de populations montagnardes vers les plaines dans le cadre de la lutte contre la culture de l’opium. Et enfin, un Parti unique et sévère qui a très bien verrouillé le pays.

Vous l’aurez compris, on a beau dire que ça va un tout petit peu mieux qu’il y a 10 ans, les perspectives ne sont pas franchement extraordinaires d’un point de vue économique. Ni même politique… Et la pauvreté a encore de beaux jours devant elle…

Et c’est justement là que réside le problème. Comment se sentir bien, même lorsqu’on parle quelques mots de Lao (ça ressemble au thaï), qu’on connaît un peu l’histoire du pays plus qu’en se contentant du résumé du Lonely Planet, qu’on essaye de voyager intelligemment, etc… quand l’écart de richesse est tel ? Comment concilier à la fois l’envie de rencontrer les laotiens, souvent adorables mais parfois passablement énervés par les farangs, de les voir vivre selon leur mode de vie, tout en constatant à quel point ils peuvent nous considérer (à juste titre selon le point de vue) comme de vulgaires portefeuilles sur patte, et en comprenant parfaitement qu’il en soit ainsi ? (rappel : quelle est la réaction des bons français quand les japonais débarquent à Paris, que les Allemands viennent se dorer la pilule sur la Côte d’Usure, que les hollandais créent des bouchons avec leurs camping cars, ou que les anglais rachètent des villages en Charente ??? Le chauvinisme est plus largement répandu qu’on ne le croit).

Alors voilà, des fois on est bien, à l’aise, parce qu’on a été accueilli simplement par une famille de cultivateurs faisant une pause bien arrosée de LaoBeer dans leur cabane au milieu des rizières. Et puis d’autres fois, on s’interroge sur l’aigreur, l’indifférence ou parfois, l’agacement des laotiens. Tout cela n’a rien d’extraordinaire, mais ce qui m’a frappé, cette fois plus que d’autre, c’est à quel point le touriste exige, inconsciemment ou non, que les habitants du pays dans lequel il se rend soient souriants, gentils, attentionnés, dévoués, comme si cette attitude était un dû dont les touristes devraient automatiquement bénéficier. Certes, la plupart des touristes sont asiatiques (les japonais, bien sûr, mais également des coréens et des taiwanais, et de plus en plus de chinois, évidemment ; les thaïs pratiquent également un tourisme frontalier au Laos et au Cambodge au moins. Ce sont d’ailleurs les thaïs qui représentent le plus gros contingent de visiteurs étrangers au Laos), mais ceux qu’on repère le plus, et physiquement et dans les attitudes, sont européens ou américains. Et tout ça ressemble bougrement à une forme de néocolonialisme touristique et économique. Evidemment, cela ne signifie pas que tous les blancs se comportent ainsi, heureusement. Ni que nous ne cédons jamais à l’énervement, ou que nous ne recherchions pas un confort et un accueil susceptible de nous donner un aperçu positif du pays. Ni enfin, que les autres touristes, notamment asiatiques (y’a encore assez peu de péruviens ou d’angolais), qui débarquent en masse dans les pays d’Asie du Sud-Est, n’aient pas des attitudes franchement déplaisantes.

Bref . On fera un article spécial avec plein de photos bientôt. Enfin, plein de photos, c’est pas gagné, parce que justement au Laos, on a perdu l’appareil. Pfuitttt, dispahu, comme dirait Maë, on s’explique pas bien comment. Donc plus de numérique. L’avantage, c’est que du coup, on utilise beaucoup plus l’argentique. Et y’a pas photo (ah ah !), c’est pas la même démarche, ni le même résultat. Côté négatif (re-ah ah), il était pas bien vieux, bien pratique pour des photos « tests » et très utile pour le blog. Mais bon…

A peine se remettions-nous de cette malchance, qu’un incident beaucoup plus grave est venu perturber la belle quiétude de notre équipée sauvage. Le début de l’étape à Luang Prabang a été marqué par une terrible chute du maillot jaune Maë, qui franchissait pourtant sans effort (et pour cause, elle était sur le porte bagage) le col du palais royal, tout juste devancé par David, qui pédalait difficilement, et talonnée par Sophie, assise derrière sur le même porte bagage. On avait loué le vélo depuis 10 mn, et pédalé 500 mètres, lorsque Maë , vraisemblablement gênée par le manque de place, a eu l’idée pour le moins incongrue de fourrer son pied dans les rayons de la roue arrière. Essayez de visualiser la scène : un petit pied qui se coince dans les rayons d’une roue qui tourne … Horrible. Arrêt immédiat, décoinçage du pied (un peu dur), et course à l’hôpital avec Maë en pleur, la cheville gonflant à vue de nez, et la chair raclée jusqu’à l’os sur un bon centimètre. Et les parents inquiets (c’est cassé ou pas ?) et surtout énervés (mais pourquoi a-t-on loué ce putain de vélo ?). L’hôpital était pas loin, mais on nous a dit de prendre un tuktuk jusqu’au nouvel hôpital, en dehors de la ville. Et après 10 mn de tuktuk sur des routes défoncées (vaut mieux que ce soit pas trop grave, on a le temps de faire dix hémorragies en route…), on a donc eu l’occasion de visiter l’hôpital de Luang Prabang, ce dont peu de touristes peuvent se vanter. Correct, l’hôpital…, mais encore une fois, vaut mieux pas que la blessure soit trop grave. En tous cas, rien de cassé, une vilaine plaie, un bandage, et ça allait mieux. On pensait qu’elle ne remarcherait pas avant 3 ou 4 jours, mais en fait le lendemain, elle cavalait comme un éléphant. Bon, mais elle demandait quand même rapidement les bras, et ça a quand même un peu restreint notre programme (que vous connaîtrez très bientôt).

On est quand même revenus vivants, et content d’avoir eu un aperçu de ce pays très attachant.

Passons les quelques jours suivant notre retour à Bangkok. Rien d’extraordinaire, rien que l’ordinaire, avec toutefois un changement marqué du climat : plus chaud, plus lourd, moins agréable à vivre, à vrai dire. Et même deux ou trois pluies, ce qui n’était pas arrivé depuis trois mois.

Et soudain… Les parents HOYRUP débarquent à Bangkok. Bon, d’accord, c’était prévu. Tout comme l’invitation de Jacques Chirac, également de passage à Bangkok ce même jour. Et donc on a fait gardé Maë par la mère de François (un collègue de David), qui venait elle aussi de d’atterrir à Bangkok (comme quoi Bangkok attire beaucoup de monde). Et pendant qu’on se gavait de petits fours, qu’on épongeait des litrons de champagne, et qu’on se nourrissait du discours somptueux de notre chef d’Etat préféré et néanmoins escroc multirécidiviste, c’est une autre collègue de David qui est allé chercher Eric & Marie-Claude, les a ramené à la maison, où les attendaient Maë et la mère de François. On est revenu un peu plus tard que prévu, tant le champagne coulait à flot, et les petits fours aussi. Faut dire qu’ils se foutent pas de notre gueule, quand même, quand Chirac se pointe : hôtel de luxe, service impeccable, discours officiel (très convenu quand même, sur la grandeur des relations franco thaïes, sur le courage des expatriés, sur le dynamisme des grandes entreprises françaises et de l’économie thaïlandaise. Etonnamment, rien sur le Clemenceau…), puis bain de foule. Il est passé devant nous. A 20 cm. J’ai presque failli Le toucher… Je L’ai entendu dire bonjour aux fans qui me pressaient de toutes parts…. J’étais sur un petit nuage, moi qui avait fièrement voté pour lui en 2002 (promis, je recommencerais plus jamais)… Et c’est quand Bernadette, qui Le talonnait docilement avec son sac à main, m’a effleuré la manche de la vaste que le mythe s’est brisé. Je la connais pas personnellement, hein, Bernadette, mais à première vue, comme ça, elle me paraît franchement antipathique.

Bref, on a regardé Chirac procéder à son activité favorite (serrage de louche), ainsi que ses ministres (Douste, Breton, Mam, Bertrand et un ou deux autres), et vite, on s’en est mis plein la panse. Un grand moment…

Passons également sur les trois premiers jours du séjour d’Eric & Marie-Claude, qui prenaient leurs marques et découvraient la ville, sans trop souffrir de la chaleur mais en appréciant la piscine ! On leur a montré quelques temples incontournables, on a fait un petit tour en bateau sur les canaux, on leur a fait découvrir la gastronomie locale, on a bu un cocktail au 61ème étage de la grande tour de Bangkok, on a observé Maë se délecter de la présence de ses grands parents tout à sa disposition…

Et soudain, c’est le drame : Maë vomit. Une fois dans l’après-midi de mardi. Puis rebelote trois fois le soir au restau. Mais pas de fièvre, pas de diarrhée, que se passe-t-il ? Le lendemain matin, alors que Sophie et Eric faisaient les courses, et que Marie-Claude faisait justement une compote pour alimenter cette petite sans grand appétit, Maë a trouvé le moyen de plonger sa main dans la compote presque bouillante. Crise, hurlement, brûlure, boursouflure, glaçon, panique et cloque ultra énorme. Le temps que Soph revienne, Maë pleurait depuis une bonne heure la main sous l’eau froide et trois doigts rougeaux et enflés. Bon. L’accident bête quoi, mais a priori, elle apprendra que c’est pas bon de mettre sa main dans une casserole sur le feu. On s’inquiète pas. Biafine et pansement, on verra demain. Le lendemain donc (jeudi, si vous avez bien suivi), c’était pas joli joli, et dans le doute, on va à l’hôpital. M. le docteur nous dit que c’est rien, dans 15 jours, ce sera terminé (il devait être pressé de rejoindre son club de golf, celui-là) ! Chouette. Sauf que le lendemain à nouveau, mademoiselle se réveille avec 38.5 de fièvre. Que le docteur (un autre), nous dit qu’on ne sait pas d’où vient la fièvre, se demande si la blessure ‘superficielle’ qu’avait indiqué le premier docteur ne se serait pas infecté, et finalement, après avoir enlevé ce pansement, constate qu’elle n’a rien de superficielle, la satanée blessure. Antibio et tout le tintouin. Surveiller la fièvre. Pas plus de 38.5. Mais ni les antibio, ni le paracétamol ne font baisser la fièvre. Après avoir atteint le cap des 39.1 l’après-midi, et être redescendu à 38.8. le soir, on se dit qu’il va falloir surveiller ça la nuit, et peut-être retourner à l’hosto… C’était déjà pas rassurant. On sait pas d’où ça vient. La blessure ? Et les problèmes gastriques trois jours avant ? Et si c’est bactérien, que font les antibio ? Et si c’est viral ? Et si et si et si….

Le lendemain, à 5H00 du mat, Maë se réveille en sueur. 39.1 au réveil, c’est pas bon du tout. Paracétamol. David continue à ronfler, le bougre, et Sophie s’interroge. Mais si c’est pas bactérien, c’est viral. Et qu’est ce que c’est que cette maladie qui déclenche de la fièvre, et des nausées ??? Et si c’était le palud ? Dix jours avant, on revenait du Laos, pays à risque (enfin, dans la cambrousse, mais sait-on jamais, un moustique égaré), et la période d’incubation est de dix jours. Et le cycle infernal du parent-qui-panique se met en branle : tout coïncide à ça doit donc être ça à quels sont les conséquences à forte fièvre pouvant déboucher sur des problèmes cérébraux, pouvant se transformer en coma et pouvant entraîner la mort chez l’enfant à merde.

Elle me réveille. On file à l’hôpital. La fièvre a un peu baissé. Le médecin nous rassure en disant que le palu provoque des frissons que Maë n’a pas eu. On fait quand même la prise de sang. Et on attend….légèrement blêmes…. Et les résultats tombent : c’est pas ça !!! Youpi, champagne !!! Sûrement une petite infection de la brûlure sur les doigts. Et d’ailleurs entre temps la fièvre est tombée. Le soir, on n’en parlait plus, et on a pu arroser cette bonne nouvelle sereinement. Mais ce qui restera de ce moment, c’est que quand c’est ton propre enfant qui est en proie à une menace grave, tu prends ça très mal… et que quand la menace s’avère infondée, t’as envie de tout sauf de le gronder, ton gamin !

Depuis, la main de Maë est guérie, une jolie peau toute rose a remplacé la boursouflure. La fièvre est oubliée, l’appétit retrouvé, et tout s’est bien passé au bord de la mer le week-end suivant. Les parents ont pu profiter de la petite et vice versa, et depuis une semaine, plus d’hôpital, plus de catastrophe, plus d’angoisse. On est donc prêt à vous raconter le voyage au Laos…. A très bientôt !

18 janvier 2006

LA VIE CONTINUE...

Et oui, et oui... ça fait maintenant un mois que nous n'avons pas actualisé le blog ou si peu. Ce n'est pas faute d'avoir des choses à vous raconter mais les fêtes que voulez vous, ont des lendemains où la paresse se fait plus vive. 2006 ou pas, rien ne devrait pouvoir bouleverser nos habitudes « d'éternels en retard». Nos plates excuses aux ponctuels et aux râleurs (ils se reconnaîtront).

A dire vrai, il n’y a pas que notre flemme qui ait ralenti le blog mais aussi, les journées et soirées passer à profiter des copains, à gérer une Maë « en pleine crise d’indépendance », à dénicher la matière première du blog (les photos)…, sans compter l’apprentissage du thaï qui nous mobilise bien 3 heures par semaine (c’est du sport !).

Alors quoi vous raconter ? L’Isan vous connaissez ? Peut-être pas. Il s’agit d’une des régions les moins visitées de Thaïlande. On l’a découverte fin décembre avec nos amis Lisa et Loïc, venus tout droit de Grenoble pour se réchauffer un peu sous les tropiques. Leur séjour était un peu écourté, la Bangladeshi Biman (une excellente compagnie aérienne) ayant fermement tenu à l’aller, à leur offrir deux jours de pension complète dans un hôtel à Dhaka, sans possibilité de sortir - les français étant, on le sait, de dangereux terroristes ! L’apéro à leur arrivée sur Bangkok n’en a été que plus arrosé !
Mais revenons à L’Isan (prononcer Issan – le z n’existe pas en Thaï, leçon 1, paragraphe 12)

L’Isan, c’est un plateau qui s’étend sur le nord-est du pays. Il rejoint au nord et au nord-est le Laos et le Mékong, et au sud, le Cambodge, et crée de fait, un riche métissage d’hommes et de cultures. La région est très agricole, on y cultive en particulier le riz, la canne à sucre et le ver à soie. Une majeure partie de la soie de Thaïlande y est filée, il y a même des villages entiers consacrés à cette industrie. Pour en avoir visiter un, ça ne présente pas grand intérêt toutefois – on a vu que des échoppes bien garnies d’étoffes mais pas la moindre trace de chenille. Il faut dire qu’il était 19h00 et que tout était fermé… mais quand même !

Sur 4 jours, nous n’avons vu qu’une infime partie de l’Isan : un parc national - Khao Yai, trois temples khmers - Phanom Rung, Prasat Meuang Tam et Phimaï, et la ville la moins touristique de Thaïlande – Chaiyaphum.

Khao Yai

Le parc Khao Yai est dixit le Lonely, parmi les plus beaux du Monde (excusez nous du peu…). Il comprend 5 zones de végétations : forêt humide semi persistante (400-900 m), forêt humide persistante (100-400m), forêt persistante d’altitude (> 1000 m), et mélange de forêt à feuillage caduc (pente nord entre 400 et 600 m) et de savane et de forêts de repousse (zones ou l’agriculture et l’abattage avaient cours avant que le secteur ne soit protégé). Ca, c'était pour réviser quelques notions du CM2.
Pour notre part, comme nous sommes arrivés un peu tard, il nous a fallu renoncer à la forêt persistante d’altitude et aux cascades avoisinantes.
Mais la savane et les forêts de repousse, c’était très bien quand même !
On a pu y voir des éléphants sauvages (quoiqu’un peu domestiqués), des calaos (sorte d’hybride entre le corbeau et le toucan) et des singes. Mais, il y a aussi des tigres, des ours, et bien évidemment, des serpents, n’est-ce pas Lisa !


Phanom Rung, Prasat Meuang Tam et Phimaï

A la différence des temples thaïs, les temples khmers sont dédiés à Shiva et non pas à Bouddha, au grand dam de Maë.




Ils sont également beaucoup moins colorés, préférence étant donnée à la couleur naturelle des blocs de latérite et de grès.


Des sculptures sur pierre ornent généralement les frontons des portes principales et les prang.

On s’arrêtera là pour les détails, n’ayant ni culture ni vocation pour en dire davantage.

En bref, c’est tout simplement grandiose !



Chaiyaphum

Chaiyaphum est apparemment l’une des villes les moins visitées de Thaïlande.
Et bien maintenant, on sait pourquoi ! C’est pas très beau (mais rares sont les villes attrayantes en Thaïlande, au sens architectural du terme s'entend), il y a beaucoup de trafic (là encore, c’est plutôt commun à toutes les villes ici), non, surtout, c’est pas très gai (ils ont beau avoir des Karaoké géants, si y’a personne pour chanter, c’est pas drôle !)! Bref c’est pas le meilleur endroit pour passer le réveillon de Noël en famille et pourtant…




Rassurez vous, on a fini par bien se marrer!



Hélas, les bonnes choses ayant une fin, Loïc & Lisa sont repartis, par le même chemin qu'à l'aller... la Biman airlines ! avion en retard ou annulés, aucune information, bagages en vadrouille on ne sait où, et au final, récupérés avec trois jours de retard dans un état déplorable (les bagages, hein, parce que les amis, certes un peu déçu par la qualité du service de cette compagnie, ils avaient l'air plutôt contents de leurs premiers pas en Asie!). Assez triste, ce départ : on sait pas quand on revient, on sait pas quand ils reviennent, c'est pas très heureux comme sensation...

C'était la veille du jour de l'an. Alors aussi sec, on a reloué une voiture, repris la fameuse route que l'on commence à connaitre vers Rayong, au sud-est, et passé un réveillon assez exotique, nous qui ne l'avions jamais fait ailleurs que dans la grisaille et le froid : fruits de mer et poissons les pieds dans le sable fin, quelques bières sur la plage, avant d'aller faire un bain de minuit dans une eau limpide en regardant les feux d'artifices tirés un peu partout sur le littoral. Pas mal...

Depuis ? On s'est calmé : plus de location de voiture, pas de plages, point de temples, rien qu'un copain qui débarque à l'improviste, des soirées en famille, des week-end repos et détente, l'organisation de nos prochaines échéances (voyage au Laos, visites de nos parents respectifs en février et mars)... C'est pas folichon, à raconter sur un blog.
Mais rassurez-vous, on vous prépare déjà quelques posts (c'est comme ça qu'on dit, en language blog, quand on publie un nouveau message) thématiques pour bientôt. En attendant, vous pouvez bien sûr nous laisser un petit message ici... Ou mieux : si vous avez envie de discuter un peu plus en détail de ce qui vous passe par la tête, de l'ambiance folle qui semble régner en France, des films que vous avez aimé ou pas, ou des bouquins, ou des zommes politiques, ou de vos voyages, ou de plein de choses encore, on a une nouvelle façon de se retrouver sur la toile. Loïc et Maë (enfin, surtout Loïc) ont créé un forum (c'est presque comme un blog, mais plus interactif) qui vous est désormais ouvert (pour peu que vous respectiez les règles énoncées sur la page d'accueil !). Vous pouvez aller y jeter un oeil, puis le récupérer et laisser courir votre imagination à l'adresse suivante (également en lien sur votre droite):


On espère vous y apercevoir de temps en temps... En attendant, bonne caillante !

03 janvier 2006

SAWADTII PHIMAI


Très Bonne Année 2006 !!!


On vous souhaite tout le bohneur du Monde, voire un peu plus... ...



et bien sûr, la santé!!!





18 décembre 2005

KANCHANABURI / ERAWAN


Le pont de la rivière Kwaï, vous connaissez ? Et ben on y était. On a lutté contre les méchants japonais, on s’est fait décimer par la malaria, on a subit des pertes lors de la construction de la voie ferrée, mais on a réussi ! Malheureusement, les guides touristiques affirment que le pont est moche. Les incultes…. Bon, c’est vrai qu’il n'a rien d’extraordinaire, mais c’est pas une raison.


Sinon, Kanchan
aburi, la capitale provinciale n’a rien d’extraordinaire non plus : le pont, quelques cimetières militaires, quelques musées, quelques temples des guest houses et voilà. Pas folichon. A noter quand même une spécialité locale : des barges karaoké flottantes sur la rivière Kwaï !

Surprenant et infernal, à vrai dire: musique de merde, super forte, impossible de manger tranquillement dans un petit resto au bord de l’eau sans en voir passer une dizaine. Très à la mode.


On a quand même trouvé une guest house sympa : des petits bungalows sur piloti, construits sur la rivière Kwaï, et reliés entre eux par des petites passerelles au milieu d'une végétation assez dense. Evidemment, on a vu un ou deux moustiques.

On s'est loué une moto, et on a filé, tels des rebels, cheveux aux vents à la recherche de tout et de rien, c'est ça qui est bien avec la moto...

En chemin, on rencontré des restau pas mal...


... Et des singes entreprenants:

Sur la moto, Maë a encore réédité l'exploit de s'endormir à califourchon sur l'engin pétaradant, de la graine de championne !

Mais surtout, on pu rayonner autour de kanchanaburi.
La province de Kanchanaburi est extrêmement riche en parcs nationaux, en forêts et en cascades magnifiques. Alors on a pris un bus bien local (un peu trop long en moto avec madedmoiselle), et on est allé se promener du côté d’Erawan, une des plus belles cascades du pays (enfin, d’après ce qu’on dit, hein). Extraits :

Dans ce coin, il y aussi beaucoup d’éléphants, alors on s’est laissé tenter par la rando en éléphant. C’est assez impressionnant, très haut, et inconfortable !


On a enchainé avec un petit tour de radeau-bambou sur la rivière kwaï


Et on est rentré en train en empruntant la fameuse « ligne de la mort » construite par les prisonniers de guerre…




Puis en Song Teaw (les minibus locaux).

Avant de quitter Kanchanaburi pour retourner dans nos pénates, on s’est quand même pris un énorme orage sur la tête, un des derniers de la saison des pluies .

URBANISME ET GIGANTISME

La technologie, encore elle, permet aux amateurs d’urbanisme de jauger le gigantisme de la métropole de Bangkok. Alors, pour ceux que ça intéresse, on vous emmène faire un tour chez nous.

Bangkok est une très grande ville. On sait pas bien combien d’habitants y vivent, et on ne se risquerait pas à les compter, ils bougent tout le temps. Les estimations vont, selon les sources de 6 (selon la police) à 12 millions d’habitant (selon les organisateurs). Disons qu’ils sont 9.

A vue de nez, l’agglomération (au sens le plus large) s’étend sur plus de 50 km d’est en ouest, et de plus de 40 du Nord au Sud.

Voilà pour les présentations.

Mais rien de tel que quelques photos pour illustrer le propos.

A 45 kilomètres d’altitude, ça donne ça : c’est grand, mais en dehors de la Chao Praya (la rivière qui traverse la ville en faisant des méandres et débouche sur le Golfe de Thaïlande, en bas de la photo), on voit pas grand chose.

A 13,6 kilomètres, on commence à prendre la mesure du phénomène : c’est dense !

Vu de 2,5 kilomètres, la première impression est confirmée : c’est très dense. On voit bien les grands building qui longent Sathorn road (en haut de l’image), une des grosses artères de la capitale. Sinon, au milieu de l’image, assez peu de grandes construction. On habite pas exactement dans le quartier du business. Mais pas loin…

Enfin, vu de 400 mètres à peine, on distingue très bien les voitures, les passerelles piétons, les piscines, et… Notre immeuble, l’un des plus hauts du quartier. Si vous regardez bien, vous apercevrez une espèce de plateforme orientée plein Nord à mi hauteur : eh ben c’est la piscine, au 6è étage. 4 étages plus haut, si vous avez de bons yeux, vous verrez Maë en train de faire coucou par la fenêtre aux taxis qui circulent toute la journée….

Bon, voilà ce qu’on peut faire avec un bon appareil photo, un hélicoptère privé, et une autorisation de survoler la capitale à 400 mètres d’altitude.

Mais un trait essentiel de l’urbanisme local passe inaperçu, même avec cette merveilleuse technonolgie : le soï. Le soï est une petite rue, enfin pas forcément petite, mais plus petite que la grande rue sur laquelle elle donne. Et on lui donne le nom de cette grande rue et un numéro (pair d’un côté, impair de l’autre) pour l’identifier. Chez nous, sur Chan Road, on trouve des soï Chan 1, soï Chan 2 etc… Parfois, ils ont un numéro et un nom, et parfois ce sont d’énormes artères (Asoke, le soï 21 de Sukhumvit est une artère de 2x4 voies !). Et pour complexifier le tout, des fois y’a des sous-soï, avec des numéros aussi. Mais le plus impressionnant pour un fareng (un occidental quoi), c’est que beaucoup de ces soï sont des impasses. En Europe, quand on prend une rue, même petite, y’a de bonnes chances pour qu’on débouche sur une autre rue. Ben pas ici. 2 chances sur trois qu’il faille rebrousser chemin, parfois après avoir longuement avancé dans le soï. Pour vous donner un aperçu, voilà un (petit) bout de plan de Bangkok.

Les traits gris et fins, ce sont les soï ; on voit très nettement qu’il n’y en pas beaucoup qui débouchent sur une rue. Bref, tout cela est très paumatoire.

Mais revenons aux images aériennes. Grâce à elle, on a de beaux points de vue sur le principal parc de la ville (Lumpini)…

…. sur les principaux monuments de la capitale (Palais Royal, Wat Arun, Wat Po)…

… ou sur la circulation des bateaux sur la Chao Praya.

Mais ce qui est vraiment impressionnant dans ce genre de métropole, ce sont les échangeurs autoroutiers. Voici un best of :


Mais le mieux...... C'est encore de voir par vous même. Pour ça c'est très simple, il suffit d'acheter un billet d'avion. On vous attend !

02 décembre 2005

AYUTTHAYA (Centre Thailande)

Destination du week end dernier, Ayutthaya reste un lieu incontournable pour qui séjourne en Thaïlande et pour qui bien sûr, aime les temples…

Cette ville a été la capitale du Siam pendant près de 4 siècles (du XIV au XVIII). Démolie en 1767 par les birmans, il ne reste aujourd’hui plus que les vestiges de sa splendeur passée.

Ayutthaya est située à 80 kilomètres au nord de Bangkok. On peut y aller en bus, en train ou en bateau en remontant la Chao Praya. Pour des questions d’organisation et de budget, on a préféré l’option du train mais le bateau doit être plus spectaculaire.

Enfin, nous n’avons pas non plus été dépourvus de tout spectacle.
A peine le train quittait-il sa station centrale que des quidams, sortis de nulle part, apparaissaient le long de la voie ferrée. En fait, les rails se longent et se traversent comme n’importe quelle route goudronnée, et les cailloux alentours tiennent lieu de trottoir. La traversée de la ville est assez longue mais au bout d’une heure de trajet environ, on peut apercevoir les premières rizières. Ahhhh, la campagne !

Le site historique d’Ayutthaya est tellement vaste, qu’il est recommandé, par de nombreux guides, d’y louer des vélos afin de ménager ses gambettes. Effectivement, on trouve aisément des loueurs de vélos à la sortie de la gare. Seul problème, ils n’ont pas de siège bébé ! On ne s’est pas laissé abattre et on a choisi, à défaut de vélo, une mobylette !
Au début, avec nous trois, ce cheval d’arçon semblait un peu titubant mais après quelques kilomètres, il filait relativement droit, et on s’est donc laissé promener, les cheveux dans le vent (enfin sous nos casques).

Et après quelques kilomètres, voici ce que l’on a vu :

C’était grandiose ! Ou dixit Maë : "Magnifique, Génial, Splendide" ! Et oui, ne se répète t’on jamais assez, Maë est une vrai fan des Bouddha. Et là, elle en a vu de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Il y en a même un qui s’était caché sous les racines d’un arbre.

Mais bon, peut-être que ces 4 heures de visites des ruines sous un soleil à 31°C, commençait à altérer sérieusement sa vision.
Dans le doute, Maë s’est tapé un petit roupillon pour voir si les bouddha cachés sous les arbres apparaissaient aussi dans les rêves. Seule elle, peut nous le dire maintenant – mais il va falloir attendre encore quelques mois avant qu’elle l’exprime clairement. Tout ce que l’on sait nous, c’est que ce roupillon, elle l’a fait sur la mobylette alors qu’on roulait ! Quand on dit que les enfants s’endorment n’importe où, c’est pas une légende !

Au réveil de Maë, las de visiter ces vestiges , on s’est décidé pour une petite ballade en bateau.

Tout compte fait, non !

On a préféré profiter du gasoil de notre super bolide (visiblement de meilleur qualité que celui du bateau) pour se balader dans la campagne. Et la encore, le spectacle valait le détour !

On est ensuite rentrés à Bangkok pour rattraper le retard qu’on avait pris sur le blog. Comment ça, non ? Bon ok, en fait, on est allé se coucher rapidement. Comme chacun sait, le voyage au grand air, ça fatigue !

Ah oui, David, fêtait ce jour là son 29ème anniversaire !

Et à propos de retard sur le blog, sachez qu’il est désormais passé; nous allons donc pouvoir à présent utiliser un nouveau temps : le futur !

1er cas pratique : ce Week End, nous irons patauger dans les cascades du parc naturel national d’Erawan, à proximité de la frontière birmane. On vous racontera tout ça prochainement !

Bon week end à tous !




30 novembre 2005

KOH SAMED (Sud Est Thailande)

La bas, quand on y est…on y est bien!
Cette petite île, située à 250 kilomètres de Bangkok, est classée parc national. Il faut compter 3h30 de bus et 45 minutes de bateau pour relier Bangkok à Koh Samed (prononcer Koh Samet). Des 4x4, nettement justifiés vu l’état des routes, t’attendent ensuite au port principal de l’île pour te conduire jusqu’à ton lieu de villégiature.

Pour la plage Tubtim, un peu moins fréquentée que la plage principale, il nous a fallu accomplir 20 minutes de gymnastique abdos fessiers à l’arrière du 4x4. Maë, quant à elle, a su profiter, de ce court trajet chaotique pour faire un petit roupillon.

Arrivés à Tubtim, on a rapidement loué un bungalow pour y installer plus confortablement cette bambine, dont le sommeil restait imperturbable.

De notre côté, on n’a pas longtemps hésité avant de suivre ces magnifiques papillons noirs qui semblaient nous indiquer le chemin du resto. Tout juste ! Des tables et des chaises en bois nous attendaient sur la plage. On a commandé un premier jus de fruit pressé, on s’est baigné dans l’eau turquoise à 28°C, on a mangé du poisson, du fried rice, du padtaï, de l’ananas, du fruit du dragon …puis… on a rejoint Maë pour la sieste. Au réveil, rebelote, dans le désordre et château de sable en plus !


Le lendemain, on s’est offert une petite croisière en bateau.
Ce dernier est venu nous cueillir sur la plage à 11 heures, pour nous y ramener vers 17 heures. On s’est retrouvé embarqués avec deux autres couples, bref loin des cohues tant redoutées pour ce type d'attraction.

Au programme : tour de l’île avec multiples escales :

  • pêche à la ligne
  • plongée dans les coraux
  • barbecue
  • plage
  • visite d’une ferme d’élevage de requins, tortues et autres poissons exotiques!


C’était grandiose !
Maë, qui jusqu’à présent avait initié la sieste dans les avions, les bus, les taxis, les 4x4, a emporté aisément le pari de la sieste sur le bateau,

David, dont les poissons avaient refusé l’hameçon, est allé les traquer directement dans les profondeurs abyssales,
Et Sophie, s’est laissée chatouiller par le soleil sur la proue du bateau, dans l’odeur de l’encens et des orchidées.

Osons l’indécence ! Ce petit périple nous a coûté en tout près de 15€, repas compris.

Le lendemain, on a déserté notre plage qui s’était laissée envahir par les méduses. Cela ne nous a pas choqué au début, on trouvait juste que la consistance de la mer était légèrement moins agréable avec ces milliards d’œufs de poissons dedans. On en était à se rappeler les sages paroles de Renaud au bon vieux temps quand on a appris qu’il s’agissait en fait d’œufs de méduses.
Du coup, branle bas de combat, on a pris nos clic et nos clac, notre serviette, et nos chapeaux pour se rediriger vers la plage voisine (10 minutes à pieds), plage que ces affreuses bestioles n’avaient pas juger bon d’explorer (enfin, pas autant).
Et là encore, place fut pour la détente, les rêveries, les pieds dans l’eau, le sable chaud, les noix de coco …

Comme toute bonne chose a une fin, et qu’on aimerait pas se lasser de ces longues paresses sous le soleil, on est rentré à Bangkok dans l’après midi, la tête totalement reposée, le corps totalement ressourcé.

Alors, s’agit-il d’un endroit qu’on qualifierait de petit Paradis sur Terre ?
A bien y réfléchir, oui… surtout quand on y passe le WE du 11 novembre, loin des drapeaux et des défilés militaires ! Mais attention, c’est un paradis ouvert à tous, moustiques compris! (et aux serpents aussi…, on en a vu 2 !)

18 novembre 2005

BGK - WAT PHO



Ce temple (Wat) est situé au centre de Bangkok à proximité de la Chao Praya (fleuve traversant la ville). Il tient notamment sa renommée de ces différents aspects :
  • il est d’une élégance et d’un travail remarquable,
  • il est le plus ancien de la ville,
  • il abrite le plus grand boudda couché de thaïlande (46 mètres de long, 15 mètres de haut),
  • enfin, c’est le centre national de l’enseignement de la médecine traditionnelle (dont l’apprentissage du fameux massage thaï).